Pour la prise en compte du vote blanc
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En résumé
Nombreux sont ceux qui, par dépit de ne pas savoir pour qui voter, vont jusqu'à s'abstenir prétextant que "rien ne sert de se déplacer, car le vote blanc n'est pas pris en compte".
Comme le décrit le site Wikipedia : "Le 30 janvier 2003, l'Assemblée Nationale a adopté en première lecture la proposition de loi n° 1459 (2002-2003) tendant à la reconnaissance du vote blanc aux élections. Mais ce texte n'a pas été examiné par le Sénat" et à ce jour rien n'a changé.
Alors pourquoi attendre et ne pas donner une vraie valeur civique au vote blanc, luttant ainsi contre l'abstention et offrant une vision plus réaliste de la représentativité de nos élus ?
Lutte contre l'abstention
Parmi ceux qui utilisent la non prise en compte du vote blanc comme justification pour ne pas aller voter, il existe en réalité deux catégories de personnes :
- Les premières se servent de cette excuse parmi tant d'autres car c'est la moins dévalorisante pour justifier une abstention. Tout comme on peut admettre que l'abstention peut avoir ses raisons, il faut aussi admettre que ces personnes ne se déplaceront pas forcement davantage en sachant que le vote blanc est comptabilisé.
- Les autres considèrent que même si le vote est un devoir, il s'agira d'un gaspillage tant que le vote blanc n'est pas valorisé au même titre qu'un autre vote.
C'est cette deuxième catégorie de personne qu'il faut entendre, car c'est eux qui sont susceptibles de revenir vers les urnes si l'on fait de leur geste un acte civique valorisant le sens du devoir et des responsabilités.
Représentativité des élus
Une autre question à laquelle tente de répondre la prise en compte du vote blanc est celle de la représentativité des élus : les votes "par dépit" ou les votes "par opposition" à l'un des candidats donnent une fausse image de leur représentativité aux politiques. Tous bords confondus ils s'enorgueillissent d'un certain nombre de bulletin en leur faveur alors que ces mêmes bulletins ont parfois un tout autre sens.
Il est important pour les politiques comme pour la population de constater la réelle légitimé d'un élu. Il n'est ici question que d'un peu plus de vérité au sein de notre démocratie.
Et pourquoi pas... une évolution de certains modes de scrutin ?
Dans le cas d'un second tour d'élection pour lequel il ne resterait que deux candidats, la prise en compte des votes blancs ne changera que peu la donne : seule la majorité absolue ne sera plus systématiquement obtenue, mais l'un des deux candidats sera finalement élu.
Dans le cas d'une élection au scrutin proportionnel comme pour les élections municipales des communes de plus de 3 500 habitants, on pourrait peut-être imaginer que l'abstention au second tour donne lieu à l'attribution de quelques postes pour les listes ayant obtenues entre 5% et 10% au premier tour et n'ayant donc pas pu se maintenir au second tour. Le nombre de postes attribué serait calculé selon le même mode que pour toute liste perdante au second tour une fois la moitié des postes attribuée à la liste gagnante. La répartition de ces postes entre les listes ayant obtenues entre 5% et 10% au premier tour se ferait au prorata de leur résultat lors de ce scrutin.
Il s'agit là d'une proposition faite par un néophyte en la matière qui ne comprend même pas les raisons qui font que l'abstention n'est à ce jour toujours pas comptabilisée. Alors, que vous maitrisiez davantage le domaine ou pas, les discussions sont ouvertes pour donner votre avis et en débattre.
Merci d'avance pour toutes vos contributions.
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